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relations qui déterminent les faits, certaines sont les présentes lorsque le phénomène est ou redevient conscient, qui, au contraire, ne le sont plus lorsque le i)hénomène est ou redevient inconscient? Notre schéma général relatif à la forme de toutes les lois naturelles et de toutes nos connaissances s'ap- I»lique encore ici. Il ne s'agit toujours, pour expliquer un phénomène, que d'analyser les relations dont il dépend.
La conformité à ce schéma est encore plus visible dans la deuxième hypotlièse que Ton a imaginée pour expli([uer l'inconseient : la théorie des centres nerveux secondaires. Indiquée par l)nrandde Gros, elle a reçu toute sa précision du phy?iologisle Grasset, qui a le plus contribué à la répandre, et à la développer d'une façon scientilique. Nos centres nerveux sont de deux sortes : les contres nerveux supérieurs (lobes frontaux des htinisphères cérébraux?) dont l'action correspond à l'activité consciente, et les centres nervoux « polygonaux» ou inférieurs, siège des états inconscients. 'hTiin circuit nerveux comprenne ces deux sortes . < ntre, ou le second seulement, et nous avons,
ms le premier cas, l'ensemble des relations dont b'pend un fait de pleine conscience, dans le second, le LHoupe plus restreint des relations dont dépend une manifestation de l'inconscient.
Enlin, la troisième hypothèse, qui est peut-être
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L\ l'I'.lLOSOI'illE MODLRNË
LE PRODLEME DE L ESTRIT
la plus simple et qui restreint l'hypothèse au munmum est celle de Uibot : l'inconscient est puiement^ physiologique. Autrement dit, la conscience est un ensemble de relations caractéristuiues cpu vient, dans certains cas, compliquer Taclivité b.ulo-iq'ue. Lorsque celte complication est ulile, elle es't maintenue, sinon elle disparaît, et nous rc- 'tombons dans le biologique pur et simple. L'aclivilé biologique est, en eiïet, susceptible de paraître viser desl)uts précis fcomme dans les mouvement rénexcs), tout aussi bien que l'activité psychologique. Il n'y a, d'ailleurs, sans doute dans cell. flnalilé qu'une apparence, aussi bien dans un cas que dans l'autre. Mais, quoi qu'il en soit, Tuiconscient peut parfaitement être considéré comm."
un ensemble de réflexes organiques.
Dans cette dernière hypothèse comme dans tout-
les précédentes, Tinconscient, en dernière analyse, se réduit toujours à ceci : étant donné un ensemble de relations ([ui constitue le déterminant d'un fnit de conscience, la suppression d'une partie do , ensemble rend le fait inconscient.
Quelles sont ces relations supprimées? Nou pouvons encore répondre à la question, ol dans cette voie que doit s'engager l'étude de 1 conscient. En gros, on peut déjà dire qu'il faudra les chercher dans les conditions de l'adaptation ■ l l'étude de l'habitude, qui est la manifestation la plus
ordinaire de l'inconscient dans la vie quotidienne, et qui est une condition capitale d'adaptation, pourra vraisemblablement nous donner des indications fructueuses.
Mais, dès maintenant, on peut considérer deux résultats généraux comme acquis à la science psychologique. Le premier, c'est que l'inconscient n'a rion de mystérieux, malgré les bizarreries de certainesde ses manifestations, — bizarreries expîoitécs par les charlatans auprès du public peu cultivé, et par les occultistes auprès d'un public qui l'est davantage. — L'inconscient est un ensemble très complexe^ de phénomènes naturel.?, qui, petit à petit, trouvent leur place dans le système général de la nature.
Le second, c'est qu'il tient une place énorme dans la vie psychologique. Qu'y a-t-il d'élonnant à cela, si, comme le pense Ribot, la conscience n'est qu une complication particulière (jui s'ajoute à certains phénomènes biolouitiucs, tandis que l'inconscient rejoint la généralilé des phénomènes biologiques? Qu'y a-t-il d'étonnant à cela encore -i l'on admet que le conscient n'est, d'après la théorie de l'évolution, ou lout au moins ne subsiste, <|ue là où il est utile à l'adaptation dans les condi-
1 II y ;i ni.'me, vraisomblal)lomcnt, des ordres très divers ^rieni et dont rongh:o et la nature doivent être très leuts.
i.r rMoniinin de l esprit