‹ La philosophie moderne [microform]Chapitre 64 sur 87 · I.E l'ROBI.KMK DE L ESPRIT · texte numérisé non relu

I.E l'ROBI.KMK DE L ESPRIT

tiollomcnt téléologiques. cV.t-à-dirc ononl^s vo, une fin. H seml.le que, si l'on .nppn :..■ ,, , ci, on supprime en môme temps toute ucUm;

psycliologique.

Mais il ne faut pas oublier que I ilinsmn r,nal,-l acte inséparable de /-"^-s les concepliuns |,nM, lives de Ihouime à l'fgard de tous les objets ., n ont éveillé sa n.riosité. 11 laul eneorc m,n„ oublier que partout aussi les connaissam-es p„M.

tives ont été conquises en triomphant de 1 .llu>.ou nnalislo. qui, comme toute illusion, est sul.jccl.ve et anlhropomorphiquo Pourquoi en ira.l-.l aulremeut en psychologie? Comme les plnMiomen.. dont elle s'occupe sont avant tout subjectifs , i anthropomorpl.iques, Tillusion finaliste y est évidemment bien plus forte quailleurs; et 1 elim, nous répugne bien davantage. Mais je croîs que m l'on veut faire de la science, acquérir des connn sances positives, nous devons, ici- comme a.llcu,nous V rfforrer, et y parvenir. Ainsi, ce qui. premier abor.i, parait une objection capitale. :> bien rair dVlre, au contraire, un mérite .!.• conception que l'on vient de proposer.

De même que le lamarckianismc, et, parsuii' rcvolulionisme, a été interprété d'abord d , façon linalisle et anthropomorphupie, la p^>' logie fonctionnelle des pragmalisles est, elle au-une psychologie téléologique. C'est a la dei.

rasscr de cette tare que semble devoir s'applique] l'esprit scienlilique.

Certes, à ne consulter que ce qui se passe dans la conscience claire d'un individu capable de s'observer soi-même, il semble bien que toute volition, toute réflexion, toute inclination sentimentale un peu claire soient un effort conscient dirigé vers un but également conscient. On s'est proposé une fin à réaliser, et on travaille à la réaliser. A l'observation immédiate et superncielle, la vie psychologique supérieure paraît donc bien toute om|>reinte de finalité. En généralisant par un procédé l'amilier du connu à l'inconnu, on voit qu'on a tôt fait (l'interpréter également d'une façon fi!ï;iliste toute la vjo psv( bnlogique inférieure. Le mouvement refiexe le plus élémentaire comme le clignement de la paupière devant une lumière trop vive, les fdnisirs et les douleurs physiques les [dus simples, !,-« .'rnotinnî: primitive^, tous ces faits ne semblent- .1- pas cuminandés par la conservation et le progrès !(' l'espèce, ou par la conservation et le progrès de

individu? Depuis l'amibe, ce grumeau protoplasiniqne rndimentaire. (jui recherche certaines radialions iumineuses, cl ^'efforce d'en éviter d'autres, Inute l'activité qu'on croit pouvoir ijualifier de

•«•iisciente, n'est-elle pas toujours de l'ordre de la

■nifntirr, et Une tendance n'est-ce pas une finalité

M acte ?

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