‹ La philosophie moderne [microform]Chapitre 65 sur 87 · SG · texte numérisé non relu

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L\ riIILOSOPIIIE MODERNE

LE PROBLEME IJE L ESl'RIT

Aussi n*est-on pas étonné de voir W. James, Tarde, et bien d'autres, conclure de ces faits que les lois psychologiques sont d'une nature absolument dilTérente des aulrcs lois nalurolles. Ce sont des lois ti'li'oloQi/iiiPs. Elles expriment une lin d une tcnilanec, \\n elTorl vers celte lin. Tandis que la loi physi'iiie nou^ montre toujours un elTet (pii rt!'siille inexorablement de sa cause antécédenle. landis que ce qui se passe à riu-laut / délermine enliôrenu'ul ce qui se passe à riuslaiit / + f^^^ la It'i psycholo.uiquc nous nionlrerail au contraire que tout ce qui se passe à i'inslant t est déterminé par ce ipii se passera à l'inslaul / -\- dt. La cause n'est pas dans le pht'uomène antccédenl dans rétat initial, mais dans le phénomène conséquent dans l'état final.

La conception téléoîogi(|ue de la loi psychologique n'est au fond iju'un revêtement scienlilbpic plaqué sur les couecplions métaphysiques qui foui de la tendance, du vouloir-vivre, de l'instinct, de la volonté et de l'action le fond de tout ce qui existe. Aussi a-l-elle été accueillie, élucidée et développ*'' par les pra^malisles, les partisans du [^rimat do l'aclion. Pour eux, psychologie fouclionnell psychologie finaliste sont termes synonymes. Dir que tous les phénomènes psychologit|ues doive, être interprétés d'une façon dynamique, comm des fonctions deslinées à assurer la vie, ou à pi<

parer une vie meilleure, c'est dire que tous les phénomènes psychologiques se réduisent à des efforts pour réaliser les fins que se pro]>ose l'être conscient.

Mais toutes les fois que la psychologie scientifi<piea abordé un problème, est-ce qu'elle n'est pas arrivée à cette conclusion : ce qui se passe dans la pleine lumière de la conscience, ce que nous constatons jjar l'observation interne n'est qu'une résultante, et une résultante lointaine? Les véritables causes sont ailleurs. Il faut les chercher dans le trélond de l'inconscient d'abord, et peut-être bien dans l'organisme lui-même ensuite. La conscience excelle à s'illusionner sur son pouvoir et sur son fonctionnement. N'en serait-il pas de même ici? On ne peut le prouver, au sens scienliHque du mot : prouver. La psychologie en est à peine à ses débuis. Et pour prouver une [taroille affirmation, il faudrait presque qu'elle fût achevée. Mais ce «pi'on peut dire, c'est (pie toutes les analogies nous autorisent plutôt à le croire qu'à le nier. On peut lîiême dire davantage. Ou la psychologie seientilique est impossible et, doit laisser place nette à la métaphysique, ou el'.. doit renoncer à l'inlerprélalion iinaliste. Car, il n'y a qu'à répéter ce que l'on '•' dit déjà pour rinterprélalion finaliste des lois biologiques, une explication par les « fins » est inutilisable dans le domaine de rcxpérience, et

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