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Et puisque l’objet des préceptes de loi naturelle ce. sont les fins humaines à sauvegarder, de même que les principes tout premiers de la loi de nature ont rapport à la fin toute première, le bien : ainsi les principes premiers en chaque genre ont rapport à la fin principale de ce genre et se proposent de la sauvegarder en ce qu’elle a d’essentiel.
Cette dernière restriction s'impose parce que, évidemment, l’accessoire d’un objet premier n'est plus premier; il doitse ranger, aussi bien que l’objet second, dans la catégorie du secondaire.
6. — Saint Thomas arrive ainsi à sa conception des préceptes premiers et seconds de la loi naturelle*, dont il fera un grand usage.
Les préceptes premiers sont relatifs aux fins générales, et à l’essentiel de la fin principale en chaque genre de pratique. Les -préceptes seconds concernent les fins secondaires ou l’accessoire des fins principales.
On conçoit que les mots secondaire, accessoire ont ici un sens tout relatif. Ce serait le cas de dire avec Voltaire : « Le superflu, chose très nécessaire. » Ainsi, le mariage, qui appartient au second des ‘trois genres désignés, ayant pour fin principale la procréation et l'éducation ; pour fin secondaire — on pèse ici la valeur
. € Sicut enim in speculativis sunt quædam naturaliter cognita, ut ns indemonstrabilia et quæ sunt propinqua his ; quædam vero studio hominum adinventa et quæ sunt propinqua, ita etiam in operativis sunt quædam principia naturaliter cognita quasi indemonstrabilia et propinqua his... alia vero sunt per industriam hominum excogitata. » (In V Efhic., lect. 12). On remarquera dans ce texte l'addition des propinqua qui fait la part de la continuité dans le jeu des classifications rationnelles. L’indémontrable, ici, doit être compris non seulement dans le sens absolu, mais aussi au sens relatif qu’appelle la distinction ci-dessus rappelée entre les divers ordres de connaissance théorique ou pratique. Ge qui est indémontrable pour le mafhématicien peut ne pas l’être pour le philosophe, dont la science enveloppe et juge du dehors les mathématiques. De même, ce qui est indémontrable en morale sociale peut ne pas l’être en morale générale, et ainsi du reste. Pour la distinction entre les préceptes premiers et seconds, voir encore In IV Sent., Dist. XXXIII, Q. I, art. 2.
| REA La LOT MORALE
de ce ot ces je communication des vies, nt Thomas
déclarera que la polygamie, conciliable avec la procréation et l'éducation, inconciliable avec une heureuse communication des vies, se trouve opposée aux prin- cipes seconds de la loi naturelle, non aux principes premiers. Au contraire, la polyandrie, compromettant dans une mesure la procréation et tout à fait l'éducation,
on doit la dire opposée aux principes premiers de 1
loi de nature‘