La réponse est dès lors facile à cette question
que soulèvent des façons de parler fort courantes : Tous :
les actes vertueux sont-ils commandés par la AL de naturé ?
Assurément, on n’obéit à la nature qu’en se conduisant selon la raison, puisque la raison est la caractéris-
tique de l’homme et que la nature veut de chaque être
qu'il soit lui-même. Que le feu chauffe et que l’homme agisse vertueusement, ce ne sont là que deux applications à des natures diverses d’une même loi générale du monde. Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit de la lot éternelle : donc, en ce qui concerne l’homme, de la loi naturelle, puisqu’on a défini celle-ci une participation de la première.
En ce sens, tout acte vertueux, c’est-à-dire raisonnable, est une obéissance à la loi naturelle ; tout péché “est contre nalure.
Mais il faut bien remarquer qu’en parlant ainsi, on envisage les actes vertueux précisément comme tels, non selon leurs espèces. Il est des espèces d’actes dont la convenance rationnelle n’a point les caractères d’évidence qui font classer telles notions parmi les données immédiates de la raison pratique. Celle-ci ne les dicte
que par l'intermédiaire d’une recherche qui interpose
la science entre eux et la nature. Elles appartiennent