‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 11 sur 440 · PU ER OP REC TENE T · texte numérisé non relu

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qui enest l’application : tout cela est indiqué dans notre auteur en termes fort nets.

Dans sa pratique personnelle, les études positives n'apparaissent qu'au second plan; mais les raisons en sont toutes simples. C’est d'abord que le commencement n’est pas la fin, et qu'on ne peut pas demander au xun° siècle, si peu outillé sous ce rapport et préoccupé de mille soucis, des travaux qui ont coûté aux temps ultérieurs tant de peines. C’est en second lieu que les résultats les plus précieux des recherches en question, pour autant qu'ils étaient exigés alors par l’état des faits, étaient contenus dans la tradition judéo-chrétienne et dans la tradition classique, dont saint Thomas était lhéritier. Volontiers il sous-entendait cet apport des siècles, plus occupé à ustifier, par un enchaînement de rapports logiques, qu’à relater ou à découvrir.

Que si l’on dit que c’est là une méthode plutôt doctorale que savante, c’est vrai, et saint Thomas lui-même ne le contesterait pas, lui qui prend le titre de doctor catholicus ‘, non celui d'ethnographe ou de sociologue.

On pourra dire aussi qu’en s’en tenant à la tradition grecque d’une part, à la tradition judéo-chrétienne de l’autre, saint Thomas se meut dans un cercle étroit ; que l’histoire comparée nous ouvre aujourd’hui d’autres horizons. Soit; bien qu'il ne faille pas s’exagérer l’apport de ces sciences, en matière proprement morale. Mais en tout cas, ignorer partiellement n’est pas méconnaître, et s’il s’agit de méthode, on peut se demander en quoi une telle remarque peut avoir le moindre intérêt.

1. — S'étonnera-t-on d’une conséquence curieuse tirée hardiment par saint Thomas de ses principes sur le théorique et le pratique ? Pour lui, en thèse générale,

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