Ibid. ; in IT Efhic., lect
visiment due Lane supposent en elle des parties, une multiplicité à organiser ; or, l’âme est simple ?
La réponse est facile, sinon éclairante autant que le
voudrait notre besoin d’évidence imaginative.
L'âme n’a point de parties proprement dites, étant
étrangère à la quantité, attribut matériel. Mais l'âme a des parties potentielles, c’est-à-dire des virtualités diverses, qui constituent une multiplicité très réelle,
donc aussi une possibilité d'ordre, de dispositions, bien
que la nature de ces dispositions, étant extra-empirique, nous demeure mystérieuse !
6. — Pour cette raison, il n’y a pas lieu de s’arrêter à l'opinion de certains philosophes qui, bien que spiritualistes, considérant que le corps n’est étranger à aucune action humaine, füt-ce la plus spirituelle, situaient dans le corps exclusivement les dispositions que crée l’habitude.
Saint Thomas ne conteste aucunement à ces philo-
sophes leur point de départ. N’a-t-il pas accordé qu'at-
tribuer à l’âme seule une pensée ou un vouloir serait aussi ridicule que de lui attribuer de bâtir ou de faire de la toile ??. Mais il ne suffit pas de dire : Le corps collabore pour sa part à la vie spirituelle ; il faut préciser en quoi. Or, en précisant, on reconnaît que le rôle des pouvoirs sensibles, à l’égard de la pensée, est préparatoire, puis concomitant, mais non pas intrinsèque à la pensée elle-même; on reconnaît que le rôle de ces pouvoirs à l'égard de nos volontés est de même ordre, bien que cette fois ultérieur, l’appétition étant un phénomène centrifuge.
À vrai dire, les dispositions corporelles jouent à
4. Ia Ile, Q. XLIX, art. 4. « Partes, idest partialia », dit ke Cal Cajetan (In hoc artic., n° Il).