Deuxièmement, le terme fixé par la raison
entre deux extrêmes ne consiste pas «en un point indi-
visible ; l'esprit mathématique appliqué ici conduirait à loueur morale. Il ne faut demander à chaque science que le degré de précision qu’elle comporte. Cela est un juste milieu pour la raison qui se présente à elle comme discernable de ce qu’elle devra envisager comme
extrème. Or, cela comporte du large. Même en physique,
« on traite toute la masse de la terre comme un point,
à l'égard de l'ensemble du ciel » : a fortiori en est-il
ainsi dans les choses morales ?
B. — La CONNEXION DES VERTUS.
4. Une première conception à écarter. — 2. Deux conceptions acceptables. — 3. La conception à retenir. — 4. Différence entre les sciences et les vertus. — 5. Une réserve nécessaire.
1. — La seconde propriété qu’attribue saint Thomas aux vertus morales nous est connue déjà : c’est leur connexion dans la prudence, et par. là — cette conséquence est tout ce que nous avons à marquer — leur connexion entre elles. :
On peut appeler vertu, en un certain sens du mot,
toute disposition à agir, en une matière déterminée,
dans un sens favorable aux vues rationnelles. Par je
exemple, on peut appeler tempérance, ou force d'âme, une inclination.acquise ou naturelle vers un usage modéré des plaisirs ; vers une action vigoureuse contre