C. — L'ÉGALITÉ ET L'INÉGALITÉ DES VERTUS
4. Valeur relative des vertus considérées selon leurs espèces. — 2. Divers états d’une même vertu. — 3. Exagération stoïcienne. — 4, Etat des diverses vertus dans le même sujet. — 5. Valeur relative des vertus morales et de l’intellectualité dans l’homme. — 6. La science pour la science et l’art pour l’art.
4. — Les vertus étant connexes, on est amené à dire que, pour un même sujet, de même qu'elles naissent et disparaissent ensemble, ainsi elles croissent ou décroissent simultanément, et qu’une certaine égalité règne entre elles.
Il faut préciser cette notion, et, à son sujet, déterminer ce qu'il en est de l'égalité ou de l'inégalité des vertus sous les divers aspects où elles se présentent.
On peut demander d’abord si les différentes vertus prises en soi, selon leurs espèces, sont égales ou inégales en valeur.
La réponse est très évidente. Il n’y a pas plus d'égalité entre les vertus qu'il n’y en a entre les facultés qu’elles achèvent ou entre les objets qu'elles concernent.