‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 147 sur 440 · Hic., et Il+ Ile, Q. CLII, art. 3, ad · texte numérisé non relu

Hic., et Il+ Ile, Q. CLII, art. 3, ad

22 LA MORALE (DE SAINT THOMAS D'aQUIN |

Pour classer, il n'y a qu'à se souvenir de ce qui fonde la vertu. Leur fondement commun plus ou moins participé sera évidemment ce qui graduera en valeur. les vertus humaines.

Or, on sait que toute vertu se fonde sur un rapport de nos actes avec la raison. Cela est vertueux qui est conforme à la raison. Cela est vertu qui tend, à titre de disposition interne, à assurer cette conformité. Plus donc une des dispositions vertueuses aura de rapport direct avec la raison, sera raison ou sera imbibée de raison, plus elle sera élevée dans l'échelle du bien humain, atteignant de plus près à ce qui en est la « racine ».

Pour ce motif, la prudence est préférée à toute autre vertu morale, car elle perfectionne la raison en soi, bien que sous la dépendance de l'appétit. L’appétit, lui, est perfeclionné par les autres vertus en tant qu’il participe la raison: ses dispositions vertueuses sont donc comme des émanations de la prudence. Or ce qui émane, ce qui est participant est inférieur à ce dont il participe, tirant de là sa valeur.

Poussant plus loin, on dira que les dispositions de l'appétit se classent selon la même norme. La justice, la force, la tempérance et leurs annexes sont des vertus en tant qu’elles participent la raison : elles auront donc valeur, comme vertus, dans la mesure où elles participent la raison. Or, la justice, en ce cas, est la première; car elle régit les mouvements de l'appétit rationnel et se rapporte à des objets qui concernent non seulement l'individu moral, mais le milieu universel où il s’agite.

À l'égard des pouvoirs sensibles, il y a lieu encore de préférer la force et ses annexes à la tempérance unie aux siennes; car on a dit que L’ « trascible », dont les mouvements impliquent résistance au faisir et à la douleur; dont l'effort, dépassant l'immédiat, ouioui

à …. His de quasi atulde qui i le el AU pérteur aux pouvoirs de

concupiscence *.

De plus, la force a pour rôle principal déermuir

‘l’homme dans des occasions où la victoire sur soi-même implique, de la part de.la raison, une influence toutepuissante. Les périls de mort sont de ce nombre. La

force, qui les concerne, est donc supérieure à la tempérance, qui ne met pas en cause notre plus grand bien à niveau : la vie; mais seulement ses moyens, relativement à l'individu ou à l’espèce.

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