‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 150 sur 440 · I Ile, Q. LXVI, art · texte numérisé non relu

I Ile, Q. LXVI, art

En dépit ‘du paradoxe NC Derant la vérité Le bien cela, et cette vérité ressort de celle qui est acquise sous le nom de connexion des vertus. L'égalité proportionnelle est-elle autre chose qu’une connexion de quantité ?

Naturellement, la double conception exposée alors devrait ici faire retour. Si les vertus morales qui contiennent toutes les autres, à savoir Les vertus cardinales, sont conçues comme des conditions générales requises en toute matière vertueuse, il va de soi qu’un degré de vertu en matière quelconque appelle le même degré de ses quatre conditions. « Si tu dis, écrivait Augustin : Voici deux hommes égaux en force d'âme ; mais l’un d'eux est plus prudent que l’autre, il s’ensuit donc que la force de l’un est moins prudente que celle de l’autre. Ils ne sont donc pas égaux en force, vu que la force de l’homme prudent est une meilleure force. » ‘

Si au contraire les vertus se distinguent par matières, alors la connexion des vertus tient à ce que la prudence les pénètre, et les conditionne toutes précisément selon qu’elles sont des vertus, c’est-à-dire des dispositions ralionnelles, bienquelesinclinations subjectives qu’elles emploient ne soient pas, elles, connexes.

Partant de là, on comprend que le règne de la raison étant établi dans tel homme, à tel moment, selon un certain degré que détermine sa prudence, toutes les vertus, en lui, s’élèveront à ce même degré, pour autant que la vertu est jugée dans ce qui lui donne sa forme, à savoir la raison immanente. Il en est comme dans les vases communicants, où le liquide monte au même. niveau, quelle que soit la forme des vases.

Si l’on parlait de ce qui joue le rôle de matière, dans nos dispositions morales, à savoir les inclinations naturelles ou acquises, le pli psychologique distingué de son usage rationnel, alors, rien n'empêche que l'un croisse

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