Ibid., art
& ; k > e choix, le vrai bien envisagé dans le conseil et dans le jugement préalables. La raison a su débattre, conclure, et elle ne sait pas commander. Cet abandon 2x extremis tient sans doute à une intervention étrangère : une volonté mauvaise ou une passion sont venues vicier son mouvement. Mais comme la raison a de quoi résister à ces influences, son abstention constitue un vice. Elle s’est abandonnée elle-même. Elle a été in-con-stante
Que si la raison défaille ainsi sans que ce soit par une intervention passionnelle, mais par une coupable inertie volontaire, il y a lieu à négligence. Neoligens, nec-eligens, dit Isidore l’étymologiste. Un tel oubli est coupable plus ou moins selon l’importance de ce qu'il omet. Il peut l’être gravement, même en matière légère, si la négligence procède du mépris de la loi ?.
2. — Saint Thomas attribue particulièrement à la luxure les déformations opposées à la prudence.
On a dit que la délectation trop véhémente ou indiscrètement recherchée tend à absorber l’homme au point de lier ses pouvoirs supérieurs et comme de le faire devenir chair. L’animalité prédomine alors en lui etimpose ses fins. Le jugement: prudentiel sera donc corrompu, lui que les fins installées en nous conditionnent,
L'envie, la colère, l’avarice, l’ambition tendent à détourner la raison de ses chemins: la luxure travaille à l’éteindre. Les unes empêchent d'entendre la voix intérieure en distrayant le sujet moral; la luxure le rend sourd.