‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 162 sur 440 · Ila Ile, Q. LVIL, art · texte numérisé non relu

Ila Ile, Q. LVIL, art

de LA USTIGE | HER nl 235

bat. public, comme si le he par Jui- -mème ou.

par ses représentants légitimes, consent à ce que telle mesure édictée soit considérée comme juste, fût-elle, de , d’une justice Dee relative, par conséquent UE C'est ce qu'on appelle droit positif".

Le droit positif suppose donc le droit naturel et ne l'institue pas; il institue seulement sa détermination

positive, donnant autorité à cette détermination, au lieu

de la laisser à l'arbitraire *: En d’autres termes, ce que dicte le droit humain, privé ou public, peut être légitimement édicté en tant que juste, et cela peut être juste en tant que légitimement édicté *. :

4. — Le droit naturel lui-même prête d’ailleurs à une division importante.

Est de droit naturel ce qui, de sa nature, entretient avec le sujet considéré une relation de commensuration

et de convenance dont la moralité doit tenir compte.

Or, cela peut avoir lieu de deux façons. La commensuration peut être immédiate, comme est celle de la femme et de l’homme pour la génération, des parents et des enfants pour l'éducation, etc. ; elle peut être un peu plus lointaine et requérir, pour se manifester, une intervention de la raison. Tel est le cas du droit de propriété. Il ne va pas de soi que tel champ doive appartenir à tel homme, ni même à un homme à l'exclusion d’un autre, comme il va de soi que tel enfant doit être nourri par telle femme, qui est sa mère. Entre le propriétaire et la propriété, en tant que sienne, il y a un arrangement de raison, sanctionné par la conscience collective.

Le consentement de celle-ci est facilement obtenu, parce que les conséquences du droit de propriété ou de

4. Ia Ile, Q. LVIL, art. 2 ; in V Ethic., lect. 12. 2, Ile Ie, Q. EX, art. 5.

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