‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 170 sur 440 · Ile Ile. Q. LXI, art · texte numérisé non relu

Ile Ile. Q. LXI, art

Ho le on Sera, ‘on cette oi comme en tant d’autres, le vocabulaire est mal fixé. Saint Thomas

est plus rigoureux. Il suffit d’être averti pour ne pas

risquer, en le consultant, de verser dans l’équivoque.

3. — La division en question doit d’ailleurs, d’après les principes établis, être considérée comme netiement spécifique. Ce qu’on doit aux individus, comme individus, et ce qu’on doit aux individus en tant que membres du groupe doit se distinguer comme se distin-

guent les individus et le groupe. Or, pour saint Thomas,

il faut le répéter, l'individu et le groupe ne se distinguent pas uniquement comme l’un et le multiple;

le groupe, comme tel, est quelque chose de nouveau, de spécifique : donc aussi ce qui lui est dû ; donc aussi ce qui est dû à ses membres en tant qu'ils sont ses

membres. Ce qu'on doit à un particulier, c'est à lui,

simplement, qu'on le doit. Ce qu'on doit à un citoyen.

comme tel, c’est à la cité, en lui, que cela est dû. Dans le premier cas, on argue du bien propre ; dans le second

du bien commun. Le titre est différent, donc aussi le

devoir, et, ultérieurement, la vertu qui le commande ‘

&. — La conséquence en sera que la juste mesure vertueuse {medium virtutis) s'établira d'une facon spécifiquement différente. Devoir à quelqu'un selon qu’il est partie d’un tout, c’est lui devoir selon ce qu'il représente de ce tout, selon sa valeur à l’égard de l’ensemble el de ce qui en constitue l’essence, Si l’on est en aristocratie, on considérera que l’on doit davantage au meilleur; si l’on est en oligarchie, au plus riche ; si l’on est en démocratie, au plus libre, et ainsi du reste.

La considération de la personne est donc ici au pre-

mier rang; c'est elle qui détermine, et cela à titre

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