Ibid., art. 1, ad 1»; art
‘raison évidente qu’elle l’inclut et qu'elle la dirige. La justice particulière, commutative ou distributive, n’est que la première après elle.
5. — Quant aux vertus dites {héologales, dont peutêtre il appartient au philosophe de marquer la place, bien que sa méthode lui défende d’y entrer, elles paraitraient devoir s’inclure dans la vertu de religion ou s'unir à elle pour former un seul genre. Il n’en estrien. La religion a pour objet des actes intérieurs et extérieurs qu'on réfère à Dieu en vue de l’honorer; elle n'a pas pour objet Dieu même, ce qui est le propre des vertus théologales.
Les vertus fhéologales sont telles ex objecto, et non pas seulement ex fine. Croire en la parole de Dieu, espérer en son secours promis, l’aimer de l’amour d'amitié que la charité suppose, c’est entrer en société avec lui, c’est l’atteindre, au lieu de lui rapporter des actes à l'égard desquels il jouerait exclusivement le rôle de fin.
La vertu de religion est donc d’une essence très inférieure, quoique sublime. Aussi fut-elle à la portée du paganisme des « philosophes ». Les vertus théologales sont le fruit de la Bonne Nouvelle, exprimant l’intime société de l'Infini avec les hommes et les tendres condescendances du Dieu avec nous”.