Ibid:, art. 4 et
SERTILLANGES. 19
de la désohéissancés mais il faudra pour cela fe 18
son ie soit l’objet d' une non actuelle ‘.
fi PARA Spinoza a méconnu celte distinction, quand il a dit qu’en dehors d’une révélation, nous ne saurions pas si Dieu nous demande quelque chose. Et d’autres aussi, plus récemment, l'ont méconnue, quand ils ont ditqu'une morale impérative suppose l’idée d’un chef auquel on doit obéissance, après précépte: D'où ils ont conclu qu’en philosophie pure, il n'y a pas lieu de parler d'obligation au sens propre. NS Une telle façon de raisonner est sophistique. En dehors d’une révélation, nous saurions à merveille que moralité est notre loi; que Dieu en est le principe el Ta fin, et que c'est donc à Dieu que nous obéissons, en vivant selon la vertu en toute matière.
| : Ce qui pourrait nous échapper davantage, c’est que nos actes vertueux correspondent en Dieu à des volontés particulières ; qu’il les commande à proprement parler, comme un chef qui intime des ordres. Cela, en effet, répond à une idée de la Providence que la philosophie e ne pourrait établir avec certitude; mais ce n’est point là ce qu'on entend en parlant d'obligation morale. L’ obligation est le lien qui rattache l’action bonne à une nature des choses qui l'appelle. Que cette nature des choses trouve son absolu en Dieu, c’est ce qui lui con- fère ultimement sa valeur, et ce qui fonde en dernier l'obligation morale; mais il n’est pas ns de préceple. re \
A. Jbid., art. 2, cum resp. ad An.
de os, et en fi peccamineux à Din AE