‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 200 sur 440 · bid., art · texte numérisé non relu

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ee engager d'autant plus qu’ il solde rase « Nes soyez en dette avec personne, a dit saint Paul, si ce n’est de l'amour mutuel, »*

: 1. — Quant à l’ingratitude, sa malice se mesure au devoir qu’elle enfreint, et ses modes y répondent. Reconnaître un bienfait, c’est premièrement l’avouer, deuxièmement le louer et en rendre grâces, troisième- mentagiren retour opportunément etselon son pouvoir. Or, ce qui est ultime en exécution étant premier dans l'ordre de résolution, le premier degré de l’ingratitude sera de ne pas agir en retour; le second de dissimuler le bienfait au lieu de le joues et d'en rendre grâces ; Le troisième et le plus gran sera de ne pas même reconnaître sa dette, soit qu’on l’oublie coupablement, soit a ‘on la déprécie.

- De plus, comme dans la négation est incluse l’affirmation contraire, au premier degré d'’ingratitude se rapporte le fait de rendre le mal pour le bien, au second celui de dénigrer le bienfait, au troisième celui de le os pour injure *.

8. — Retirer ses bienfaits aux ingrats, ce serait les her selon leur mérite; mais non pas, d'ordinaire, : selon la vertu. D'abord, il ne faut point facilement croire à l'ingratitude ; car le manque de manifestation exté- |rieure n'en est pas toujours une preuve. Ensuite, il appartient à l’homme verlueux d'essayer de vaincre l’ingratitude. Ce que n’a pas obtenu un premier bienfait, peut-être un second l’obtiendra-t-il. Il faudrait s’abs-

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