Ibid., art. 3, cum resp. ad
2. 1bid., art. 4; Q. XIIL de Malo, art. 2; De Decem Præceptis, C. IX.
| nature, on rangera l'avarice parmi les ai do de prit; car sa malice n'aboutit point à une délectation charnelle, comme dans le cas de l'intempérance ; mais à un plaisir de l'esprit : le plaisir d’avoir des biens‘. Toutefois, comme l'objet de ce plaisir, les biens, est. corporel, on ne peut pas dire que l’avarice soit un vice spirituel au même titre par exemple que l’orgueil ; elle tient un rang intermédiaire?.
4. — On appelle l’avarice un vice capital non pour marquer sa gravité; mais pour en suggérer les effets. « « On nomme vices capitaux ceux qui donnent naissance
à d'autres. Ils prolifient, parce que l’objet de leurs , cs ot apparaissant très désirable, l’homme se porte, pour l'obtenir, à beaucoup de choses, bonnes où mauvaises. Or l’objet désirable entre tous est la béatitude ou félicité, qui est la fin dernière de la vie humaine, ainsi qu’on l’a fait voir. C’est pourquoi, dans la mesure où un bien paraît revêtir les conditions de la félicité, dans cette mesure il paraît désirable. Or, l'une des conditions de la félicité, c’est qu'elle soit un bien suffisant parelle-même (per se sufficiens), sans quoi elle ne procurerait pas le repos de l'appétit, ce qui est le fail d’une fin dernière.
« Mais cette suffisance parfaite est précisément la pro-. messe des richesses, ainsi que l’a fait remarquer Boèce (UT de Consolatione, pros. IT). Et la raison en est, comme l’a dit le philosophe (V Ethuc, c. V), que nous usons de l'argent comme d’un fidejusseur pour acquérir toutes choses. N'est-ce pas la pensée de l’Ecclésiaste (X, 19) quand il dit que fout obéit à l'argent ? C'est pourquoi l’avarice, qui consiste dans l’appétit de l'ars gent, est un vice capital”. »
A. la Ie, Loc. cit., art. 6; la LIæ, Q. LXXII, art. 2, ad 4m,
2, Il Ilæ, Loc. cit. ad An.
3, Ibid., art. 7.
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Qu'on ne s'étonne pas de lui voir accorder ce principat, alors qu'on n’accorde point à la libéralité, son contraire, un principat correspondant. La vertu a égard aux objets de la raison; le vice provient des tendances de l'appétit. Or il n’y a point de parallélisme entre ces deux choses. Il n’est donc pas nécessaire qu’à un vice principal, au sens où on le prend ici, corresponde une vertu principale. Ce que recherche la libéralité est un bien au-dessus duquel la raison en aperçoit beaucoup d’autres; ce que poursuit l’avarice est un bien auquel l'instinct attache une sorte d’infinité. Or c’est à cela que se réduit le principat dont on parle ‘.
5. — On donne pour filles à l’avarice Les difformités suivantes : la #rahison, la fraude, la tromperie, le parjure, l'inquiétude de l'esprit qui n’est satisfait de rien, la violence qui arrache indûment ce qu’elle convoite, la dureté du cœur qu'aucune misère n’émeut. Cette énumération parle à tous, et dit assez ce qu’on sous-entend, quand on appelle l’avarice un vice capital.