L. Le Ifæ, Q. XXVIIT, art. 1, 2 et 3, cum resp. ad arg
il vient le te dans l’ordre des mouvements nés
en ete TL LED
à. uses est-il que la joie domine; car en toutes choses le bien est plus fort que le mal, et l'on a prouvé plus haut que la délectation est plus dési rable que la tristesse n’éloigne?. Ceux qui aiment ne voudraient point ne pas aimer à cause des souffrances de l’amour. Au contraire, dans ces souffrances, ils retrouvent leur objet et s’y complaisent; ils retrouvent leur amouret y insistent avec une crucifiante douceur. C’est un des sens d’Augustin dans son mot célèbre : Ub? amatur non laboratur, vel si laboratur labor amatur. Et le Psalmiste de son côté n’a-t-il pas dit : « Mes larmes m'ont servi de pain le jour et la nuit » ?*°
Cette joie de l’amour, qu’il convient de doser et de
diversifier selon la nature de nos liens, se retrouve dans
les rapports les plus ordinaires : tout homme est délectable à l’homme‘. Le plaisir de la conversation en est fait pour une part; la vie sociale en multiplie les occasions, et la vie familiale le concentre. | On ne fait pas de ce sentiment une vertu à part, bien qu’il soit vertueux. Il est un fruit de l'amour, ou si l’on veut il en est un acte. Il est donc vertueux de sa vertu, comme il serait honteux de sa honte. Étant le repos de notre appétit, après l'agitation de la recherche,
de l’amour
4. Ibid. art. 2; Ia ITæe, Q. XXXIT, art. 5 et 6. Set. supra, p. 108, n° 7.