‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 249 sur 440 · Tous poursuivent la paix en ce que, par elle · texte numérisé non relu

Tous poursuivent la paix en ce que, par elle

4. IR IE, Q. XXIX, art. 4, cum resp. ad arg ; arts 3, cum resp. ad 3»; art. 2, ad 3v et 4m.

Quand Vunité s ‘établit dans le vouloir o que rien au dehors ne nous en dispute l’objet, nous demeurons satisfaits. Or on à dit que c’est cela même que la paix. procure. Tout être donc désirant être satisfait, tout être aussi souhaite la paix, par laquelle ses volontés se rassurent. Au fond, désirer et 0 la paix, C est de la même chose‘. &

4. — Qu'on n’objecte pas les contentieux, les belli- î queux, dont tous les vœux paraissent tendre vers la discorde. Eux aussi veulent la paix, à savoir celle dont ils prétendent manquer et qu'ils cherchent dans les” batailles. Vu leur esprit inquiet, nul arrangement du dehors ne les satisfait au dedans, t l’on a dit que pour lapaixil faut que le dedans et le dehors s’unissent. Is ne l’ont donc ]; jamais ; ; mais ils la poursuivent toujours, comme un état qui ne répugne plus en rien à leur vou-. loir?. (2

TPE La MISÉRICORDE.

1. Définition de la miséricorde. — 2. L'objet de le miséricorde. mans 3. La miséricorde et l'amour de soi. — 4. La vraie miséricorde.

de — La miséricorde est une compassion du mal nu trui dans notre propre cœur, et elle nous pousse, sinous le pouvons, à y porter remède. Quand autrui souffre et. que nous compatissons, n’avons-nous pas un cœur misérable ? (miserum cor, d'où misericordia).

| 2.— Or, la misère est l'opposé de la félicité, et la | félicité consiste dans l'accomplissement de tous nos

vouloirs, pourvu qu'ils soient conformes au bien. La

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