‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 252 sur 440 · SET · texte numérisé non relu

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+ est un effet de l’amour bienveillant, de l’amitié au sens général du terme. Aussi plaçait-on plus haut parmi les propriétés de l'amitié la communauté des joies et des peines ‘.

A ce titre, la miséricorde convient souverainement à

Dieu. Non comme passion, puisqu'il ne peut souffrir ; mais en tant que volonté de subvenir et que puissance

secourable ?.

C’est sous ce dernier rapport que la miséricorde est une vertu. Simple passivité douloureuse, elle ne le serait pas; mais le déplaisir réfléchi que nous cause le mal d’un prochain aimé, cela est de l’ordre moral, et la passivité elle-même y entrera si la raison lui ‘applique ses règles. Quand un juge est ému au point de ne plus faire justice ; quand un chef néglige de sévir là où il faut, il n’y a plus que fausse miséricorde, passion aveugle ; mais pardonner par miséricorde à qui se repent, ou secourir celui qui manque, c’est une

disposition vertueuse *.

. C’est même, en ce qui concerne le prochain, la plus haute des vertus; car son acte consiste à remédier aux misères d'autrui, à le relever de ses déficiences, et c’est là un rôle divin. Aussi a-t-on coutume de dire que l'attribut par excellence de Dieu, c'est sa miséricorde ; que c’est par là surtout qu’il manifeste sa toute-puis-

sance, qui nous relève même du néant.

E. — Les EFFETS EXTÉRIEURS DE L'AMOUR MUTUEL LA BIENFAISANCE.

4. La bienfaisance effet de l'amitié. — 2. Le devoir de la bienfaisance. — 3. La règle de la bienfaisance.

4, Je Il&e., Q. XXX, art. 2, inic.

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