‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 253 sur 440 · I[a Ie, Q: XXX, art. 3, cum resp. ad · texte numérisé non relu

I[a Ie, Q: XXX, art. 3, cum resp. ad

verait ce vouloir, sinon par des œuvres, la possibili Dieu, qui est amour, nous en montre l'exemple. Il meut

. mutuelle béatitude ; il oriente l’inférieur vers le supé-

Celui qui est attaché à l'argent comme il faut, qui. le

rale, est un devoir de tous à l’égard de tous. Il: n'en

à tous, doit donc à tous aussi, éventuellement, la bien-

aimer ainsi c’est vouloir du bien, et one se pré

s’y prêtant et l’occasion en étant done ? Le règne de les êtres liés par une destinée commune vers leur

rieur, pour qu'il s’y achève ; il incline le supérieur vers l’inférieur, pote "il le secoure. je

Dieu, lui, qui n’a pas de supérieur, s'incline vers thus D bienfaisant sans que nulle bienfaisance lui revienne. Mais au-dessous de lui, les échanges fraternels sont la loi, et ils sont le fruit de l'amour, non de la libéralité, comme on pourrait le croire. par libéralité voit dans ses dons moins le bien du prochain que la rectitude de l'agent moral à l’égard des richesses.

donne facilement quand il faut, celui-là est libéral. D n’est pas pour cela charitable, Inversement, un avare qui donne par amour un argent passionnément ue ue voité ne devient pas pour cela libéral ; mais il prouve 1 son amour d'autant mieux qu’il consent un plus ce sacrifice !.

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