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plutôt à ce qui pourrait exister dans un régime d'aristocratie parfaile, où celui qui a le plus d’excellence est en tête, mais en laissant à l’autre ce qui lui revient, de sorte qu’il est aimé à la fois pour ces deux choses : son équité et son excellence.
Entre frères, c'est l’amitié démocratique qui fleurit, en ce que, comme en démocratie, les frères sont des égaux qui se partagent des attributions sans que celles-ci établissent entre eux des rangs infrangibles. Ils sont
d’âges plus ou moins rapprochés; ils participent aux
mêmes soins, à la même manière de vivre, et ils doivent, comme les citoyens d’une démocratie vertueuse, se mettre à niveau les uns des autres et user d'égards mutuels qui les font voir s’aimant « ex æquo », sauf le cas où une grande différence d’âge et d'influence justi- -fiée fera de l’aîné comme un père‘. |
L'affection familiale n’est donc pas sans rapports avec . d’autres ; mais elle est d’une nature à part, comme le genre de relations qui la fonde, et l’on va voir que si elle-même se subdivise, comme on le disait, c’est sous les auspices de la paternité, dont tout le reste découle.
2. — Les parents aiment leurs enfants parce que les enfants sont quelque chose d’eux, produits par extraction (decisio seminis) et par une nutrition intérieure qui fait du rejeton comme une « partie séparée » de ses père et mère. D'où il suit que l'affection des parents ressemble à l’amour qu'on a pour soi-même, amour où l’on a vu le fondement de tous les autres, ce qui prouve bien que ce genre d'affection est fondamental dans la vie humaine.
3. — Les enfants, eux, aiment les parents comme la source de: leur être, et comme si la partie, séparée, se por-