Ia Le, Q. LXXXI, art. 7; Q. XIV de Verit., art. 3, ad 8n
5. Ie Ile, Q. XC, art. 2 : XCI, art. 5; Q. XCIT, art. À ; IT Contra Gentes, ch. CxVI.
SERTILLANGES. 25
ie 3800 LA | MORALE DE SAINT THOMAS D'AQUIN
dine temps qu’elle favorise l’amilié en établissent te bon ordre *.
Ilest bien vrai que les hommes hour ont d'avance ce que la loi procure et ne le lui doivent donc pas. Aussi saint Paul dit-il que la loi est faite pour les injustes, non pour les justes *. Mais qui est entièrement
juste?
Il n’y a pas, pour obéir à la loi, que ceux qui agiraient bien sans elle : il y a aussi les bons citoyens à vertu imparfaite. Ceux-là, laissés à eux-mêmes, agiraient imparfaitement ou mal; la loi, dont ils ont gardé le
respect, les ramène‘. Elle ne ramène pas moins, par
ses rigueurs, les méchants susceptibles d’amendement, et c’est un service amical qu’elle leur rend, s’il est vrai,
comme l’a dit Platon, que le meilleur bien, après l’innocence, c’est le châtiment qui relève. Ne faut-il pas être reconnaissant à la loi de ce qu’elle sait nous régir mieux que nous-mêmes ?
Quant à ceux que rien ne corrige, la loi ne leur sert de rien; mais l'utilité qu’ils négligent se reporte sur le bien commun, et quant à eux, le fait que par leur faute ils ne profitent point ne peut les exonérer d’un devoir.