Parmi les vices qui y conduisent, l'envie
l'envie est une tristesse du bien d'autrui, et que la tris- |
tesse, chose contraire à notre nature autant que le plaisir lui est aimable, pousse à haïr ce qui la cause. Comme donc le plaisir produit l'amour, la tristesse
envieuse produit la haïne *
4. II II, Q. XXXIV, art. 4; Q. GLVIL, art. 4; Q. XII de Malo, pe 45 Ie IIæ, Q. XLVI, art. 6.
2. Ile Ie, Q. XXXIV, art. 5 ; Q. CLVUL, art. 6 ; Q. XII de Malo, art. 1 3. Ia IIæ, Q. XXXV, art. 6, cum resp. ad arg ; Q. X de Malo, art. 4:
Nature de l'envie. — 2. Ce qui porte à l'envie. — 3 Précisions : ‘au sujet de l’envie. — 4. La jalousie. — 5. Le zèle. — 6. La némésis-aristotélicienne. — 7. Fi gravité de l’envie. — 8. L'envie vice capital.
Re 4 Au de l'onvtes il faut se garder d’une à équivoque. On l'appelle une tristesse in bien d’au- trui, et par là elle s'oppose à la joie de l'amour ; mais cette définition n’est pas complète. Si je suis triste de l'élévation au pouvoir d’un de mes ennemis parce que je redoute des représailles, je ne suis pas pour cela envieux. Cette tristesse-là est un effet de la crainte. L’envie est une tristesse d’un bien d'autrui qui diminue à nos yeux ou aux yeux + prochain notre propre excellence.
2. — Aussi est-ce à propos de ce qui glorifie, à - propos de ce qu’on aime à voir noire et honoré en soi, que l’envie se donne carrière‘
Elle s’irritera surtout si ceux aout les succès nous offusquent sont nos voisins en dignité, en situation ou en valeur, relativement à à ce qui est en cause ; car ceuxà sont en concurrence avec nous, non ie Ceux qui
ie Ja éme raison, ceux-là sont portés à l'envie qui sont glorieux par tempérament ou par. vice; ceux qui ont ure réputation établie à laquelle ils tien- nent; ceux qui sont sur le point d’y atteindre et qui craignent un échec; ceux qui eurent autrefois ce qui maintenantpasseàd’autres,etaussilespusillanimes, qui, incapables d'effort, attachent au moindre succès d’au-
1. IR Ile, Q. XXXVI, art. 4: Q. X de Malo, art. 1, ad 6m. 2. Ile Ile, ar. cil., ad 2u.