Ia Ie, Q. CXVIL art
SERTILLANGES. 2ù
On reviendra d’ailleurs sur ce sujet à propos de la virginité.
2. — L'intempérance, elle, a été appelée un vice puéril, un vice honteux, parce qu'il paraît humilier la raison plus que d’autres. L’excellence de l’homme, qui le met au-dessus des animaux, souffre particulièrement d’un vice qui le ravale au niveau de la bête. « L’homme étant en honneur, dit le Psaume (XLVIIT, 21), ne l’a pas compris; ul s’est mis au rang des animaux sans raison, et il est devenu leur semblable. »
De plus, la lumière de la raison, qui ne laisse pas de briller dans des actions même peu vertueuses, s'éteint presque complètement quand l’homme s’absorbe dans les délectations charnelles*.
Pour ce motif, la raison de l’enfant n'étant pas développée encore, on lui compare l’intempérant, en ce que premièrement l’enfant va vers ce qui lui plaît, sans souci de ce qui est raisonnable ; deuxièmement l’enfant devient de plus en plus volontaire à mesure qu'on lui cède : ainsi la concupiscence. « Servez le désir, il devient habitude ; servez l’habitude, elle devient nécessité », a dit Augustin”. Enfin, le remède est le même aux vices puérils et aux vices de la chair : c’est la fermeté dans la répression des instincts et l’orientation de l'esprit vers la vie supérieure”.
I. — LES CONDITIONS DE LA TEMPÉRANCE A. — La HONTE VERTUEUSE (VERECUNDIA).
4. La honte vertueuse et la tempérance. — 2: Quelles choses excitent davantage la honte. — 3. A l'égard de qui rougit davantage la honte. — 4. Ceux qui ne savent pas rougir.