‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 341 sur 440 · II. — LA SOBRIÉTÉ ET L'ÉBRIÉTÉ · texte numérisé non relu

II. — LA SOBRIÉTÉ ET L'ÉBRIÉTÉ

4. Matière spéciale de la sobriété. — 2. Relativité de Ja sobriété.

— 3. À qui convient surtout la sobriété. — 4. L’ébriété et la mora-

lité. — 5. Gravité de l’ébriété.

4. — On ne distingue pas, en matière ae tempérance, l’usage du boire pris en général de celui du manger; -mais on envisage à part l'usage des liqueurs enivrantes, parce que la condition générale de modération imposée

par la tempérance prend ici une valeur toute spéciale.

L'abus, en ce cas, est plus grand en lui-même, parce que la raison en est plus profondément atteinte, et les conséquences portent plus loin. Aussi est-il dit

dans l’Écriture : (Eccli, XXXI, 37). « C’est la santé de

l'âme et du corps qu'une boisson sobre. Beaucoup de vin bu, c’est de l'excitation, de la colère et beaucoup de ruines. ?»

2. — Quand on parle d'abus, il faut le comprendre, ainsi que toujours, relativement au sujet. Ce qui est modéré et par conséquent licite pour l’un peut ne l’être point pour l’autre, en raison de sa complexion particulière ou de telles circonstances extérieures”. -

3. — La sobriété est recommandable surtout à deux catégories de personnes : celles qui sont plus accessibles que d'äutres aux effets de l'alcool, et celles qui

1. Ile Je, Q. CXLVIIL, art. 6 ; Q. XIV de Malo, art. 4. 2, fa IIæ, Q. CXLIX, art. 1.

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