VI. — LES ESPÈCES DE LA LUXURE A. — La FORNIGATION
1. Classification des espèces de luxure. — 2. Immoralité de la fornication. — 3. La fornication et le mariage.
4. — On distingue six espèces de luxure, qui se prennent de la diversité des objets et des cas, pour autant qu’ils impliquent une déviation particulière, au jugement de laraison droite. Or, la raison droite recherchant ici comme fin une procréation digne de l’homme, la première déviation consistera en un emploi de la fonction génératrice dans des conditions où la géné-
A. IIe Ile, Loc. cit; art. 5; Q. XV de Malo, art. &.
ass
on MORALE DE SAINT | THOMAS D'AQU D
ie n’est pas possible. Ce seront les vices contre ‘1
nature. | :
Si la génération est possible, mais non pas dans des conditions dignes de l’homme, le défaut pourra venir
soit du côté de l'enfant, dont l’éducation et le bien à
venir ne seraient pas assurés ; soit du côté d’autres personnes, à l’égard desquelles la justice ou les conve- nances rationnelles ne seraient pas sauvegardées.
Le bien de l’enfant exigeant le mariage, les relations
hors mariage, entre personnes par ailleurs libres, cons-
tituera une espèce : la fornication simple. Les convenances rationnelles s’opposant aux mariages consanguins, l’inceste sera une seconde espèce. La justice
invoquant le respect des contrats, l’abus d’une personne
mariée’ constituera un adultère ; celui d’une fille en puissance de parents un vio/(stuprum), et s’il y a violence, un rapl.
Quantaux actes secondaires en dépendance de ceux-ci, ils se rapportent à chacun d’eux et en empruntent la
malice ‘.