‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 355 sur 440 · Ibid., art. 8, et loc. supra cit · texte numérisé non relu

Ibid., art. 8, et loc. supra cit

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an

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0 est element vrai que ie es au dire- de Valère Maxime',ne permettaient pas aux fils de se baigner avec leurs pères. Des actes qui excitent tout particulièrement la honte ne conviennent donc pas entre de telles personnes.

En second lieu, ceux qui sont liés par des liens de parenté sont appelés à vivre ensemble. Si les mœurs et les lois leur permettaient de s'unir, l'humanité serait livrée encore plus qu’elle ne l’est à la concupiscence, et il s’ensuivrait de grands troubles. C’est pourquoi, chez les Juifs, ceux-là surtout étaient séparés, à ce point de vue, par la loi, qui étaient rapprochés par une cohabitation fraternelle.

Ensuite, ce qu’on donnerait, en ce cas, aux unions charnelles serait enlevé aux amitiés et à toutes lesrelalions sociales. Les liaisons entre familles, par le fait des mariages conclus entre leurs membres, ne sont-elles ‘ pas un des plus puissants moyens, pour le corps social, de se donner une constitution solide et pacifique ? Des élrangers qui deviennent parents parce que leurs parents se marient, cela vaut mieux que des parents qui se marient entre eux. Dans le premier cas, l’unité de la famille, sans se distendre, devient plus riche; dans le . second, elle s’humilie et s'étiole.

Aristote ajoute cette quatrième raison que l’amour charnel, s’il s’ajoute, en le viciant, à l’amour naturel des parents l’un pour l’autre, risque de tourner à l’exaspération maladive. Les hommes ne sont-ils pas assez malades de ce mal-là ??

Il est bien évident que ces raisons générales ont plus ou moins de poids suivant qu'il s’agit d’une parenté plus ou moins prochaine. En ligne directe, leur valeur est absolue, et le vice qui les méprise est tellement

ALLIE er

2. lbid., art. 9 et loc. supra cil.; Aristote, Des Animauz, 1. IX. Cap. XLVI.

Quant aux personnes qui ne sont parentes qu'en

raison de parents communs, leur cas est différent selon

le degré de la parenté; mais aussi selon les temps'et les

lieux. BEA

Il estévident qu’au début de l'humanité, il fallut bin marier des frères et des sœurs, etalors, les fautes mêmes, . puisqu'elles étaient commises entre personnes aptes

au mariage, n'étaient pas des incestes. Plus tard, la

nécessité disparaissant et Les raisons fournies à l'instant

reprenant ou multipliant leur empire, on dut revenir aux unions normales.

Il n’en est pas moins vrai que les mœurs et les lois . positives ont ici une action notable. Il faudra donc les consulter pour savoir si ceux qu'on dit parents sont parents ou non à l’égard d’un projet d'union. En ce cas seulement, et plus ou moins gravement, il y aura inceste‘. ins

E. — Les VICES CONTRE NATURE.

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Enfin, la plus grave atteinte à la vertu de chasteté provient de ce que non seulement la raison n’est pas satisfaite dans l’usage d'une fonction naturelle; mais de ce que cette fonction est faussée, se trouvant employée en dehors des conditions établies par la nature.

Si par exemple on recherche le plaisir en dehors de

l'union des sexes ; ou si l’on s’unit à un individu d’une espèce inférieure; ou si un homme s'adresse à un homme, une femme à une femme; ou si encore on emploie quelque mode monstrueux et bestial d’union, dans tous ces cas il ya crime contre la nature.

Il est certain, quoi qu'en pensent ceux qui ne réfléchissent pas, que foutes ces déviations, même la pre-

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