‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 357 sur 440 · I. — LA CONTINENCE · texte numérisé non relu

I. — LA CONTINENCE

A. — La CONTINENCE EN ELLE-MÊME.

1. Distinction des vertus annexées à la tempérance. — 2. Diverses acceptions du mot continence. — 3. La continence et la vertu. — 4. Matière spéciale de la continence. — 5. Le sujet de la continence. — 6. Le rang de la continence parmi les vertus.

4. — La tempérance, ainsi que les autres vertus, a pour annexes les dispositions qui participent de sa nature sans atteindre tout à fait à ce qui lui est propre. Le mode rationnel qu’elle impose à ses objets, à savoir la modération, s’il est observé à l'égard de matières plus faciles, donnera lieu à des vertus qui seront à la première comme le secondaire au principal.

Or cela peut avoir lieu de trois manières. Premièrement, à l’égard des mouvements intérieurs de l’âme. Deuxièmement, à l’égard des mouvements et des actes du corps. Troisièmement, à l'égard des choses extérieures.

Si l’on regarde au premier cas, trois mouvements de l’âme sont à distinguer, en dehors des mouvements de concupiscence que la tempérance règle. Le premier est le mouvement de la volonté sousle choc de la passion, et ce mouvement-là est refréné par la continence, de telle sorte que le sujet, bien que subissant des assauts immo-

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