‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 358 sur 440 · RO RP · texte numérisé non relu

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né

Es dérés en soi, ne laisse pas aller sa Volonté. Le second re mouvement est celui dela sensibilité exagérant l'espoir et l'audace, et à cela s’oppose l'humilité. Le troisième

est la a que réfrènent la douceur, la clémence.

Si l’on regarde aux mouvements et aux actes cor: porels, c’est la modestie qui viendra en cause. Andronicus la divise en trois modes : Le discernement de ce

qu'il convient de faire ou d’omettre, puis de l’ordre à y introduire, et cela persévéramment : c’est ce qu’il appelle le bon ordre (bona. ordinatio) ; la décence des actions corporelles, qu'il appelle ornatum ; enfin, la convenance

des discours avec ses amis Ou avec son entourage : CCE

sera l'austérité où gravité (austeritas).

Si l’on regarde enfin aux choses extérieures, une

double modération est nécessaire. Modération à l'égard du superflu, par une verlueuse épargne (parcitas) ;

fuite de la recherche relative à la qualité des choses

(semplicitas)".

Saint Thomas, après avoir noté ces divisions, s’en écarte un peu pour rentrer dans la tradition de Cicéron, qui réunit sous le nom commun de modestie tout ce qui concerne les mouvements corporels, l'attitude à l'égard des choses extérieures, et aussi l'humilité, qui

.modère l’un des mouvements intérieurs mentionnés.

Le principe de cette dernière classification est celui-ci. Modestie vient de modérer, de même que temn-

pérance de tempérer. La différence consiste en ce que la tempérance, vertu principale, modère les passions les plus véhémentes, et que la modestie, vertu auxiliaire, modère les passions moins actives. Suivant l'appréciation de chacun, on pourra donc soustraire à la

modestie, pour en faire une vertu à part, ce qui paraîtra particulièrement difficile à modérer, quoique inférieur en difficulté aux voluptés que la tempérance règle.

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