Ile Ie, Q. CLVIN, art. 2 et 3, et cœt. loc. cit
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it DRE VERTUS ANNEXÉES re LA TEMPÉRANCE so
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que l'envie ou la haine. Mais à en juger par son us elle est moins grave qu'elles toutes.
En effet, la colère veut du mal à autrui comme l’envieux et le haineux ; mais pour un motif moins répréhensible. Le haineux veut le mal pour le mal; l’envieux le veut par intérêt propre, par amour de sa propre gloire ; l'homme colère le veut par un désir de justice mal réglé. Or, il est pire de vouloir le mal pour le mal que de le vouloir pour un bien, et il est pire de le vouloir pour un bien extérieur, comme la gloire, que pour le bien de la justice, celle-ci fût-elle mal pesée ou mal comprise.
Quant au voluptueux, il poursuit, lui aussi, un bien; mais un bien inférieur : le plaisir, et par ce côté son vice est plus honteux et plus grave:.
6 — Trois espèces de colère peuvent être distinguées, suivant qu'on à égard à l’origine ou à la durée de la passion sous l'empire de causes diverses.
Il y a la colère prompte, causée par une irritabilité excessive, qu'un rien émeut. Il y a l’amertume persévérante, produite par une tristesse lenace de l’injure subie, tristesse qui rend à charge à lui-même (gravwis) celui qui en souffre. Il y a enfin la rancune passionnée qui ne se satisfait que par la vengeance *
1. — La colère est rangée parmi les vices capitaux pour la même raison générale que toujours, à savoir parce que d’elle beaucoup de maux ont coutume de sortir,
Il y a de cela deux raisons. Premièrement, la colère prétend s'élever en faveur de ce qui est juste, écartant des injures au sens étymologique de ce terme. Or, le point de vue de la justice s'étend à une foule de choses