‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 374 sur 440 · Sup. Matth, hom. II · texte numérisé non relu

Sup. Matth, hom. II

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‘passion est utile. Ne serait-ce pas offenser la nature te os de refuser l’emploi de ce qu’elle nous a donné avec ee ST . ne .

=” C. — La GRUAUTÉ ET LA BRUTALITÉ, ‘à Re 4. Nature de ces deux vices. — 2. Cruauté, clémence et miséri-

corde. — 3. Cruauté et brutalité. | ARR

Lee Cénitne opposées à la clémence et à la douceur, … on a nommé la cruauté dans la répression et la brutalité ‘ou férocité inhumaines. L’excès des peines infligées est proprement une injustice ; mais le sentiment de dureté … à qui en est cause, cela est inclémence et cruauté”. :

# 2. — Ilest vrai que le langage oppose parfois Ja cruauté non à la clémence, mais à la HISEICRCer cause de la similitude des cas. Ce n’est là qu’ une question de vocabulaire.

dt qui n’en est pas une, c'est la distinction à faire entre la sévérité excessive dans l’infliction d'une : peine et l’inhumanité qui recherche le mal d'autrui sans excuse de justice apparente.

La férocité animale nuit sans jugement, par instinct | ou nécessité vitale. L'homme qui nuit sans raison res: semble donc à la brute ; il paraît se nourrir de la peine d’autrui et renonce à la fraternité de son espèce. Au : contraire, l’homme qui exagère les sévérités pèche sans

A. Ibid., art. 8.

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