‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 375 sur 440 · Ibid., Q. CLIX, art · texte numérisé non relu

Ibid., Q. CLIX, art

doute, mais d’um péché qui garde un lien avec la

raison, dont il ne fait qu’excéder la mesure.

Ce genré de faute est à la férocité ce que la malice humaine est à celle de là brute. C’est pourquoi les instincts féroces voisinent d'ordinaire avec les lubricités hors nature. Il y a là une sentine de vices qui ont pour-extrême opposé les instincts vertueux surhumains, ce qu'Aristote a appelé vertus héroïques, ou divines ; ce que nous appelons, nous, les dons du Saint- Esprit. En effet, comme Dieu est au-dessus de la vertu,

‘ainsi la bête est au-dessous du vice. À cause de cela,

l'homme qui paraît dépasser la vertu de l’homme est appelé divin ; celui qui paraît descendre au-dessous de ses vices est dénommé d’après la bête‘.

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