‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 389 sur 440 · CON PRES · texte numérisé non relu

CON PRES

LES VERTUS ANNEXÉES À A ua L TÉMPÉRANGE. | Case

nance de l'action par rapport au milieu où elle se produit’.

E. — [La verTU Dans LES DÉLASSEMENTS.

1. Raison d’être des délassements vertueux. —- 2. Le danger à éviter. — 3. Les convenances à garder. — 4, L'Eutrapelia. — 5 D'où viennent les déviations par excès. — 6. Les spécialistes en délassements. — 7, Déviations par défaut. — 8. Comparaison de l'excès et du défaut en matière de délassements. ja

4. — Saint Augustin disait à son disciple (Musicae, Lib. IT, in fine) : « Je veux que tu t’épargnes toi-même ; car il convient au sage de détendre de temps en temps l'attention de l'esprit appliqué aux choses sérieuses. » Or cela se fait par les paroles enjouées ou par les jeux. Il y a donc là un office de raison ; donc matière à vertu

ou à vice.

En effet, de même que le corps a besoin de se Dir par le near par le repos, vu que ses forces sont limitées el préparées pour une dose d'action déterminée par la nature : ainsi l’âme a besoin de détente. Celui qui s'applique au delà de ses forces en souffre; il se fatigue, d'autant que l’âme utilise pour ses opérations les fonctions du corps. Et comme les objets qui nous sont connaturels sont les objets sensibles, plus

l'âme s’élève au-dessus de ceux-ci par l’effort spirituel,

plus la fatigue survient, qu il s ee de spéculation ou de pratique.

Il semble même qu’à parler en général, la spéculation est ce qui fatigue le plus, comme plusélevée au-dessus du terrain vulgaire, bien que certains travaux extérieurs excèdent peut-être davantage. |

Quoi qu’il en soit, dans la contemplation comme dans l’action, celui-là se fatigue le plus qui applique son esprit davantage.

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