Super Epist. ad Romanos, ch. u, v
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Il s'ensuit que. proprement, la conscience estun acte, non un pouvoir, et selon l’usage courant, l'application | dont il s’agit est relative aux actes humains particulièrs, qui sont la matière morale. 2
4. — Or cette application peut se faire en vue de marquer qu’un acte est ou a été; elle peut se faire en vue d’en déterminer la valeur. :
Dans le premier sens, on dit : Avoir conscience de quelque chose, et ce qui intervient ici, c’est la sensibilité à l’égard du présent, la mémoire pour le passé.
Dans le second sens, on dit que la conscience examine ; quelle approuve ou qu’elle désapprouve, auquel cas c’est l'intelligence qui agit, en utilisant soit la science acquise; soit la sagesse, connaissance par les causes supérieures ; soit le sens qu’elle a des évidences.
Mais cet examen de l’âme peut concerner le passé ou l’avenir ; le passé pour le juger, en raison de quoi l’on dit : La conscience accuse, excuse, tourmente; reprend, provoque le remords, etc. ; l'avenir pour le diriger, et alors la conscience est dite inviter, induire, lier, obliger, défendre.
Il en est comme dans les sciences spéculatives, où l'esprit cherche, invente, part de ce qu'il sait pour trouver ce qu’il ignore ; ou bien juge ce qui lui est proposé et résout le nouveau dans l'ancien, le ramenant aux principes, sa norme.
Le conseil est ainsi une sorte d'invention morale : l'examen de conscience est un jugement. La chose jugée ou inventée sera le bien ou le mal.
9. — La conscience psychologique et la conscience morale se trouvent ainsi nettement définies, et la seconde, seule en cause ici, se trouve distinguée de tout ce qui n'est pas elle.