HI. — LE BIEN ET LE MAL DANS LA VOLONTÉ
1. D'où viennent le bien et le mal de la volonté. — 2. Conséquences pratiques. — 3. La volonté et la raison. — 4. La volonté et la Raison créatrice. — 5. La volonté de la Révélation.
La doctrine générale esquissée ainsi devra se préciser en s'appliquant à deux catégories d’actes moraux qui ne comportent pas de tous points le même jugement : les actes extérieurs et les actes intérieurs du vouloir.
Qu'on remarque bien le point précis où s’établit cette distinction. On appelle ici acte intérieur le vouloir même, en tant que délibéré et accepté. On appelle acte extérieur ce qui en ressort sous le nom d'exécution.
On peut voir par là que l'acte extérieur dont il est question — extérieur dis-je à la volonté — peut être parfaitement intérieur à l’homme. Si je me décide, par . exemple, à me livrer à la haine, je commets un acte qui demeure intérieur psychologiquement ; mais qui, moralement, est un acte extérieur, vu que, procédant de mon vouloir comme de sa source, ilen sort pour se répandre dans le milieu psychologique qu'il vient troubler, comme une rixe pourrait troubler le milieu social. Dedans, dehors, ce sont là des mots relatifs et interchangeables.
Ceci posé, voici comment procède la doctrine.
4. — La bonté du vouloir intérieur, comme celle de tout acte humain, dépend d'abord de son objet. On peut même dire qu'elle en dépend exclusivement, sans préjudice de restrictions qui ne briseront qu’en apparence la rigueur de cette formule. À la différence des autres actes : actes de l'intelligence, des sens ou des puissances motrices, l’acte de volonté a rapport au bien et au mal par lui-même ; les autres, seulement par lui, vu que, par sa nature, la volonté est pouvoir du bien, comme l’intelli-
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Il suit de là que les circonstances dés actes où jte je surajoutées ne sont occasion de bien ou de mal, LR pour le vouloir, que dans la mesure où ils luiimposent : un nouvel objet; de sorte que, à parler en rigueur, c’est l'objet qu’elle se donne, et lui seul, qui rend la volonté bonne ou mauvaise. Hs Exemple: Je veux tuer; ma volonté est quañiee fra mauvaise par la malice de cet objet : l’homicide. Je - veux tuer pour voler; ma volonté est qualifiée mauvaise par la malice de ce double objet : l’homicide, le vol. Je veux tuer pour voler un trésor d'église ; ma volonté est qualifiée mauvaise par la malice de ce triple objet : l’homicide, le vol, le sacrilège. Et ainsi du reste. Ne disait-on pas plus haut: On est bon selon ce qu’on se ! propose ? Or, ce qu'on se propose, c’est l’objet du vouloir. Objet et fin, pour la volonté, c’est tout un. Onne les distingue que pour marquer le pouvoir qu'a la volonté d’enchaîner ses actes ; de rapporter les finsaux . fins, les objets aux objets. On appelle alors objet, à titre PAL la fin immédiate, et l’on appelle fin l’ CuEe ultés rieur” Ê