Le lien qu’on requiert entre les résultats de
l’action morale et sa forme doit donc être demandé, s’il est demandé à quelqu'un, à une puissance capable de ramener à l'unité de plan et de soumettre à l’ordre
moral tout ce que porte le nier universel où la mora-
lité se déploie, c’est-à-dire à la volonté créatrice elle- |
même, qui, en son temps et par ses moyens, assurera la sanction de l’ordre.
9, — On raisonne donc ainsi. Dans la nature, il n’y a pas d’action sans réaction. Tout ce qui s’insurge contre un ordre constitué pâtit de lui; tout ce qui le favorise lend à s’en attirer les faveurs. C’est une loi protectrice des êtres.
Cette loi se retrouve chez les vivants, où la vindicte
et les retours bienveillants sont spontanés. Elle ne se,
voit pas moins dans la vie humaine. Nous irouvons juste que celui qui à fait du bien éprouve du bien ; que celui qui a attaqué soit remis à l’ordre.
C’est à l’ordre, en effet, que tend la loi de réaction
invoquée. À titre immédiat, elle n’exprime que l'instinct
de conservation ; mais il y a aussi un instinct de conservation des ensembles. Un ensemble est d’une certaine façon un être. Cet être se défend.
S'il s’agit de l’unité intérieure que nous formons, la conscience, qui 3 préside, réagit par le remords et la joie vertueuse. S'il s’agit d’un corps social, l'autorité, qui représente l’unité du groupe, pourvoit aux réactions