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été dit que la Providence n’établit pas seulement l RE
des choses ; qu’elle s’inquiète de leur marche et les porte vers leurs fins par des moyens appropriés. Il convient donc qu’elle utilise les biens et les maux en quoi Îles sanctions consistent, poùr promouvoir l’ordre de nos actions. :
On doit dire d’ailleurs que si cela convient à l’égard des individus, cela convient aussi collectivement; car il est bon que les hommes soientutiles les uns aux autres par la leçon de leurs destinées, comme par le détail de leurs œuvres *.
12. — On constatera que dans le détail de son argumentation, saint Thomas ne fait que développer le point de vue initial, qui est ici le tout de la thèse : « Partout où il y a un ordre bien institué en vue d’une fin, il faut que cet ordre conduise à la fin, et que sortir de cet ordre ce soit aussi s’exclure de la fin ».
L'optimisme chrétien et l'honneur que nous devons à Dieu exigent qu'on croie bien institué l’ordre qu'il règle. La vertu nous étant proposée comme moyen de bonheur et n’ayant d’autre raison d’être, doit y mener ceux qui la pratiquent. Son abandon doit en écarter. Cela est du devoir de Dieu, oserait-on dire.
43. — Mais c’est aussi sur cette assurance que repose, au fond, le devoir de l’homme. Car, ainsi que l’a dit Kant — et cette formule profonde équivaut à celle de saint Thomas — « une volonté libre doit pouvoir nécessairement s’accorder avec ce à quoi elle doitse soumettre »*.
Nous devons nous soumettre à la loi morale parce que celle-ci représente pour nous un moyen universel; par suite notre moyen, en tant que nous devons nôus réaliser nous-mêmes et que nous sommes en relation avec
Ibid., 8 5.
Ibid., $ 6.
Raison pratique, ch. 11, 85, in fine.
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