‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 426 sur 440 · Cf. Saint Thomas d'Aquin, t. Il, 1. VI, ch. iv · texte numérisé non relu

Cf. Saint Thomas d'Aquin, t. Il, 1. VI, ch. iv

toute sanction en mal

/ ils Sont obles rt le fait d' une pars hasardeuse He à laquelle plus d’une fois le moyen âge prétendit. Saint Thomas ne put échapper pleinement à la contagion : d'où quelques vaines recherches qui d’ailleurs le mirent sur la voie de vérités utiles ‘ |

5. — Celui qui manquera ce but, éternellement privé de son tout, puisqu'il aura méconnu ce qui fait l’objet inconscient de toute la recherche humaine, verra par surcroît l’ordre universel se retourner contre lui et le contraindre. Sous quelle forme encore, c’est ce que le théologien ne sait qu’en général; et c’est ce que le philosophe ignore.

6. — En se référant à la notion de mérite ci-dessus exposée, on doit juger que ces suprêmes sanctions ne sont pas uniquement lointaines. A la privation de la grâce, telle que l'entend le théologien, correspond pour le philosophe un état moral qui vaut, de soi et immédiatement, le salut ou la perte humaine. Le royaume de Dieu est au dedans de vous, dit l'Évangile (Luc, XVII, 21)?

Kant a reconnu la grandeur de cette conception, qui confère une valeur absolue, en bien ou en mal, à tous nos actes, et qui substantialise, en quelque façon, l’espérance.

En raison des fluctuations qu’ impose à nos vouloirs notre constitution à demi matérielle, il se peut qu’ un état, décisif de soi, se modifie et se change en son contraire; mais cela est accidentel à l’ordre un, Sinous étions de purs esprits, ce que nous aurions une fois voulu, en bien ou en mal, nous le voudrions éternellement, et ainsi en sera-t-il une fois notre âme dégagée de ses conditions matérielles *

4. Cf. Summ. theol., Supplem., Q, LXIX et seq. 2. INT Contra Gentes, ch. cxLx.

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