‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 427 sur 440 · Supplementum, Q. XCIX, art · texte numérisé non relu

Supplementum, Q. XCIX, art

Er er

(Note sort se joue à dr ant ue nous ) “ss en face de l’absolu qui nous juge. Nous-mêmes, en disant oui ou non au bien, qui est la condition du né A loue: nous prononçons notre jugement. NAIL ES

1.-— On pourrait croire que cette sanction-là, en tant: du moins qu’elle est immédiate, ne répond pas à la condition générale des sanctions, qu est de contraindre ou « de favoriser le vouloir.

Saint Thomas ne le concède point. S’il s’agit de notre volonté actuelle, dit-il, c'est-à-dire d’un Lo explicite et actuellement conscient de soi, cette volonté n’est pas affligée ou réjouie nécessairement par le genre de sanction dont on parle; car les équivalents de nos actes en bonheur ôu en malheur ne sont pas toujours jugés. Maisiln'y a pas de volonté que la volonté actuelle.

Habituellementouinterprétativement, nous voulonsbien

des choses auxquelles nous ne pensons point. En ce sens, on peut dire que tout écart ou toute approche à Pégard de la destinée ultime, est pour la volonté une

faveur ou une contrainte, vu que si elle savait, si elle

nu. la volonté serait heureuse ou triste d’un tel

état. Ne voulons-nous pas, au fond, être sur le chemin du

* bonheur ‘? Ent

On reconnaît ce qu’il y a de socratique dans ce raisonnement. Le fait d’être hors de sa voie, même joyeusement ; d’être dans sa voie, même tristement, est un bonheur ou une peine.

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