‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 431 sur 440 · RES · texte numérisé non relu

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C'est-à-dire que ses actions visibles et leurs effets dans le temps résultent à la fois des circonstances et de ses propres caractères. Mais cela même, circonstances et caractères, est déterminé par une liberté antécédente, que l’homme possède dans le transcendant, et qui enve- Pipe les effets du déterminisme.

Ici, l’on dit : L'homme est jeté dans un triple milieu :

intérieur, naturel et social, qui ne permet que rare-

ment et jamais parfaitement la coïncidence de la moralité et de ses effets, de telle sorte que si là était le dernier mot; si cet ordre désordonné était suprême, l'effort

moral ne serait qu’un béau risque, et le méchant serait |

invité à ruser avec le sort. ;

Mais ce domaine accessible au hasard est enveloppé par un ordre pluslarge, où la destinée se développe avec plus d’ampleur, mise en rapportavec des réalités mieux

ordonnées, et, pour finir, avec le Principe de l’ordre.

Les fins de Dieu étant toutes morales et ses moyens désormais sans fuites, puisque, pour Lui, il n’y a plus de hasards, la moralité et ses effets normaux peuvent cadrer. Ils cadrent, et c’est là ce que nous appelons la sanction.

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