A. — NATURE DU PLAISIR
À. Raison d’être de cette étude. — 2. De la nature du plaisir. — 3. Le plaisir résulte d’un acquis normal. -— 4. Le plaisir suppose un apport. — 5. Le plaisir exige le contact des biens. — 6. Le plaisir suit à l'acte, non au devenir.
4. — Après cette considération générale, il y aurait lieu de parcourir le catalogue des passions pour dire, à propos de chacune d’elles, comment elles se comportent à l’égard de la moralité. Mais on ne ferait le plus souvent que répéter les mêmes choses, et, à propos des vertus, dont on traitera plus loin, il y faudrait encore
revenir. Saint Thomas, qui accumule, dans sa psycho-
logie des passions, les notations les plus précieuses, ne s'arrête, pour en juger au point de vue moral, qu'à deux passions spéciales, l’une désignée par ces mots : délectation, plaisir, joie, dont on notera les nuances ; l’autre par ceux-ci : tristesse, peine, douleur.
Le motif de ce choix s'explique par les considérations suivantes.