‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 57 sur 440 · Confess., 1. VIII, chap · texte numérisé non relu

Confess., 1. VIII, chap

SERTILLANGES. 6

à ce qui nous moleste. N'est-ce pas en partie pour cela que les jeunes gens, chez qui le travail de la nature est intense, et d'autre part les mélancoliques, toujours tourmentés au dedans par leur complexion, sont plus portés aux plaisirs du corps ?‘.

Par plaisirs du corps, d’ailleurs, on n’entend pas seulement les plaisirs grossiers. Les plaisirs de la vue, de l’ouïe et de tous les sens en tant qu'ils sont les outils du connaître, y sont inclus. Aussi y a-t-il lieu de donner aux plaisirs des sens supérieurs, par rapportaux plaisirs du tact, une prééminence relative ; mais pour autant seulement qu'ils confèrent à l’esprit. Dans la mesure où ils appartiennent exclusivement à l’ordre sensible, communs à nous et aux animaux, les valeurs se renversent. Les délectations où Le tact intervient sont autrement véhémentes que celles qui proviennent dela vue, de l’ouïe ou de l’odorat. C’est ce qu’on aura lieu de rappeler à propos de la tempérance:.

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