‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 83 sur 440 · Ibid., art. 2, cum resp. ad 1n et 2n · texte numérisé non relu

Ibid., art. 2, cum resp. ad 1n et 2n

| pour le bois, l tristesse l'est pour le cœur. » (cap. xxxv).

désir, etc., pourront donc bien contrarier la vie par 3.

sont de deux ordres. Il en est qui agissent sur l'âme

toute fatigue? Or, la tristesse est comme une nes

L Ecclésiaste a dit plus tragiquement : « Par la tristesse, : la mort se häte ». (ch. xxxvnn). Sr On peut dire que la tristesse est de toutes les affections |

de l’âme celle qui nuit le plus au corps. La raison, in

c'est que la vie consiste essentiellement en un mouvement d'expansion, dont la mesure et les formes sont déterminées par l'espèce. Les passions qui, de soi, impliquent expansion, comme l'amour, la joie, le

excès ou par déviation ; mais elles ne contrediront pas son essence. Au contraire, les passions qui Ru rétraction ou fuite, comme la peur, le désespoir, la tristesse, sont par essence ennemies de la vie en général | et par conséquent de la vie corporelle, dont les mouvements sont proportionnés à ceux de l’âme animale. Or, parmi ces dernières, la tristesse, relative au mal pré sent et actuellement aggravant, est celle qui doit faire impression davantage. Elle est donc plus nuisible’.

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