‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 84 sur 440 · bid., art 4; Q. XLI, art · texte numérisé non relu

bid., art 4; Q. XLI, art

comme LE Aleueo ou fa moi viennent d une dispo a non ie à la bonne consistance corporelle.

2, — Side leur côté les larmes et les gémissements nie adoucissent la tristesse, on comprend que c’est d’abord par dérivation. Un ennemi plus fort que vous et enfermé avec vous, opprime davantage. Mieux vaut donner du

large, afin que le poids de l'âme douloureuse se partage,

en quelque sorte, entre le dedans etle dehors, au lieu de porter tout entier sur elle-même. Les paroles de plainte auront le même effet, si l’espèce de stupeur dont on a parlé ne les arrête. :

D'ailleurs, on sait que toute dilatation tend à diminuer la tristesse, et que la dilatation vient de ce qui est convenable. Or, quoi de plus convenable à l’homme douloureux que les gémissements et les larmes? On comprend qu'il y trouve le calmant d’une amère joie".

Que si l'on s’étonnait de voir les effets de la tristesse tendre ainsi à venir à bout de leur cause, il faudrait

. observer que précisément cette relation d'effet à cause

est contraire à la relation de chose contristante à sujet contristé. Contrister, c’est être contraire ; résulter, c’est être semblable. Il n’est donc pas étonnant que le résultat des douleurs soit opposé aux douleurs, en tant qu'il léur est convenable?. on

C’est pour cela que, inversement, les rires et les badinages, qui procèdent de la joie, augmentent la joie. Ici, le rapport de cause à effet, qui implique convenance, et le rapport de réjouissant à réjoui, qui l’implique aussi, font une addition, au lieu de la soustraction de tout à l'heure; mais le cas psychologique est le même ?.

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