‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 85 sur 440 · Ibid., ad · texte numérisé non relu

Ibid., ad

l'impression du mal Mais par ailléurs, faire ce qui. | convient à la situation est un adoucissement, de- même g que, selon la remarque de Tullius (Tusc., Ill), un rire involontaire, dans une occasion triste, augmente Neue tristesse par le sentiment de son inconvenance. à *

3. — Que si les . et les plaintes, par dt mêmes, consolent, elles le feront d'autant mieux si on les verse dans le cœur d'un ami. L'amitié qui compatit allège, en le partageant, Le faix de la douleur, commeun deuxième porteur allège un fardeau. Cet effet d’imagination n’est pas moins une réalité pour l’âme que … la division d’un poids pour le corps. Mais à cette première explication de l'efficacité des consolations ami- + cales s’en ajoute une meilleure. C’est que le fait de compatir prouve qu'on aime, et que, pour celui qui souffre, être aimé et en goûter le sentiment est une compensation délectable ‘. Ne sait-on pas que se réjouir ensemble augmente la joie de chacun? Bien que l'effet soit ici inverse, il procède de la même cause. C'est l'échange amical, cause de joie, qui s’additionne aux joies et se soustrait aux souffrances”.

. Sans doute, attrister un ami de sa tristesse, c'est “2 s’attrister soi-même en retour; mais l'affection mitige | la peine des deux côtés. On a plus de joie à aimer que de peine à souffrir des souffrances de cequ’onaime.On a donc aussi plus de joie à être aimé avec compare que de peine à voir souffrir de la compassion *.

4. — Enfin, parmi les consolations spirituelles, la plus haute, pour les amis de la sagesse, est la contempla-

À. Ibid., art. 3.

| 2. Ibid., ad 1».

D 3 Ibid, ados.

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