‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 86 sur 440 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

OT

dv

© tion. de la vérité, On sait ea vérité est scicbas co

Jà-haut la suprême destinée de l’homme, son souverain :

bts donc aussi sa plus grande source de jouissance. Si donc toute jouissance mitige la tristesse, celle-ci doit plus que toutes y conférer, si le sujet y est adapté

et si l’objet de la contemplation est de ceux qui la

qualifient bien suprème. C’est ainsi que la contemplation du divin et des béatitudes éternelles est la consolation du chrétien. C'est ainsi que les martyrs y ont trouvé le rafraîchissement au milieu des tortures. Tiburce, s’avançant pieds nus sur des charbons ardents disait: « Au nom de Jésus-Christ, il me semble marcher

sur des roses »'!

L'Ecclésiaste a dit : « Qui ajoute de la science, ajoute de la douleur. » Mais il avait en vue la connaissance des objets qui s'opposent à la volonté, et aussi la peine d'apprendre. Mais la contemplation en elle-même n’en est pas moins une douceur, et cette douceur n’a plus d’ennemis, quand les difficultés sont vaincues et qu'on

a le sentiment de s’avancer vers la grande paix, à

travers les tribulations du monde?

9. — On a mentionné aussi des calmants de la tristesse et de la douleur empruntés à l’ordre physique. Puisque tristesse et douleur sont des ennemis de l’expansion vitale, tout ce qui favorise celle-ci les combat : tout ce qui reconstitue l’organisme et rétablit son

rythme est opposé à la constriction douloureuse. D’un

autre côté, établir en nous la bonne harmonie, c’est “créer de ë délectation, puisque le plaisir n’est que le résultat du sentiment que nous prenons de notre harmonie intérieure. Si donc la délectation et la souffrance se soustraient, les adjuvants corporels, tels que le repos, 4. Ibid., art. 4.

Page 1