Ibid., ad An
peut être bonne ex suppositione, donk absolument au. ie ne vue moral. — 3. La tristesse et le sage. de stoiciens. — #4. La : . tristesse est compatible avec la vertu. — 5. La tristesse même peut être vertueuse. — 6. La tristesse et Tutile. — 1, Utilité morale de la tristesse. — 8. La douleur et le mal suprême.
1. — Que penser maintenant de la tristesse et de la er douleur au point de vue du bien et du mal ?
Toute tristesse n’est pas mauvaise. Si l’on Re ceux qui se réjouissent du mal, comment reprendre en même temps ceux qui s’en attristent ??
Absolument parlant, il est certain que la tristesse. et la douleur, par elles-mêmes, sont des maux. Le : fait de s’angoisser pour un mal présent, ce qui est le pro- 4 pre de la douleur, cela même est un mal, vu que cela est contraire au repos dans le bien, qui est un bien, ainsi qu’on l’expliquait à propos de la jouissance *.
2. — Mais une chose peut être dite bonne ou mau- vaise dans certaines suppositions, non plus en soi, comme si l’on dit que la honte est bonne dans la supposition du péché. ù Étant donc supposé le mal présent, s’en attrister et. en souffrir est une bonne chose ; car ne pas le fre ce serait ou ne pas sentir, ou ne pas juger un mal ce qui en est un : deux choses évidemment mauvaises. Aussi Augustin. a-t-il dit (Genes. ad lit, cap. vw): « C’est encore un bien de gémir de la perte d'un bien;