‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 89 sur 440 · Ke Ie Q. XXXIX, art. 1, cum resp. ad 4»; Q. LIX, art · texte numérisé non relu

Ke Ie Q. XXXIX, art. 1, cum resp. ad 4»; Q. LIX, art

apparente beauté a été plus d’une fois déjà démasquée.

Lomme, ni l’absence de vertu son seul mal. Le prin-

la morale aurait lieu, d’être discuté, si ce n était chose

peine. De toute façon il est donc faux de dire que Ja

| implique ce connaissance et répudiation du nuisible; selon

se — a a oe Fi une telle DO EbE éclate. ro

Elle contientle germe des réactions les plus dangereuses. Il n’est pas vrai que la vertu soit le seul bien de

cipal n'est pas le tout. Et d’ailleurs, ne sait-on pas que la vertu n’a de raison d’être que de procurer des biens autres qu’elle-même ? À ce sujet, tout le fondement de

faite.

À un autre point de le raisonnement stoïcien est. par trop simpliste. Il n’y-a pas en ce monde que le sage idéal et le méchant. Le sage idéal, où donc est-il, en dehors de l’'Homme-Dieu ? « St nous disons que Aa sommes sans péché, a écrit l’apôtre (I. Joann., 1), nous nous séduisons nous-mêmes. » À supposer qu’on le fût, on a pu ne pas l'être antérieurement, et du passé comme du présent il y a motif d’être triste. N’est-il pas dit : « La tristesse selon Dieu crée la pénitence, en vue d'un salut stable »? (IX ad Cor., cap. vu). | a

Enfin, le raisonnement stoïcien est entaché de solipsisme. Il n’y a pas lieu de s’attrister que de son propre mal ; le mal d'autrui est aussi un motif de vertueuse

vertu ne peut se concilier avec la tristesse‘.

5. — Mais il faut ajouter que la tristesse est souvent vertueuse en soi, et cela se déduit de la bonté naturelle qu’on vient de He reconnaître, à condition quela raison y soit maîtresse.

On a dit : La tristesse est un bien selon qu elle

À, La Ile, Q. LIX, art. 3.

Le

11 ag

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