Ke Ie Q. XXXIX, art. 1, cum resp. ad 4»; Q. LIX, art
apparente beauté a été plus d’une fois déjà démasquée.
Lomme, ni l’absence de vertu son seul mal. Le prin-
la morale aurait lieu, d’être discuté, si ce n était chose
peine. De toute façon il est donc faux de dire que Ja
| implique ce connaissance et répudiation du nuisible; selon
se — a a oe Fi une telle DO EbE éclate. ro
Elle contientle germe des réactions les plus dangereuses. Il n’est pas vrai que la vertu soit le seul bien de
cipal n'est pas le tout. Et d’ailleurs, ne sait-on pas que la vertu n’a de raison d’être que de procurer des biens autres qu’elle-même ? À ce sujet, tout le fondement de
faite.
À un autre point de le raisonnement stoïcien est. par trop simpliste. Il n’y-a pas en ce monde que le sage idéal et le méchant. Le sage idéal, où donc est-il, en dehors de l’'Homme-Dieu ? « St nous disons que Aa sommes sans péché, a écrit l’apôtre (I. Joann., 1), nous nous séduisons nous-mêmes. » À supposer qu’on le fût, on a pu ne pas l'être antérieurement, et du passé comme du présent il y a motif d’être triste. N’est-il pas dit : « La tristesse selon Dieu crée la pénitence, en vue d'un salut stable »? (IX ad Cor., cap. vu). | a
Enfin, le raisonnement stoïcien est entaché de solipsisme. Il n’y a pas lieu de s’attrister que de son propre mal ; le mal d'autrui est aussi un motif de vertueuse
vertu ne peut se concilier avec la tristesse‘.
5. — Mais il faut ajouter que la tristesse est souvent vertueuse en soi, et cela se déduit de la bonté naturelle qu’on vient de He reconnaître, à condition quela raison y soit maîtresse.
On a dit : La tristesse est un bien selon qu elle
À, La Ile, Q. LIX, art. 3.
Le
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